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Étiquette : thérapie

Emission : la marche thérapeutique, RCF

Emission : la marche thérapeutique, RCF

Emission : la marche thérapeutique, le mercredi 10 mai 2017 sur RCF Anjou

marche thérapeutique

Philippe Castan intervient régulièrement lors de l’émission hebdomadaire « Un temps pour soi », sur RCF Anjou.
Cette fois, l’animatrice Dominique Bourdon lui propose d’évoquer sa pratique d’accompagnant. L’occasion de rentrer dans le vif du sujet de « l’itinérance-thérapie », une marche thérapeutique prolongée.

Lien vers l’émission : https://rcf.fr/vie-quotidienne/psychologie/la-marche-therapeutique-avec-philippe-castan

Bonne écoute!

 

Forum des chemins de pèlerinage, 1er avril 2017

Forum des chemins de pèlerinage, 1er avril 2017

Philippe Castan intervient le 1er avril 2017 au 3 e Forum des chemins de pèlerinage

Réservez vos dates pour cette manifestation annuelle au Forum 104 (104 rue de Vaugirard –75006 Paris), qui devient le carrefour des chemins de pèlerinage.

2 tables rondes:
« Le chemin qui guérit » avec Bernard Ollivier, Claire Colette et Nicolas de Rauglaudre.
« On ne revient pas comme on est parti »– Stands d’associations et dédicaces de livres, exposition de l’association Seuil, remise du Prix Pèlerin du témoignage (mention «En chemin») à Bernard Ollivier et Bénédicte Flatet, «Messe du pèlerin», repas festif, jeu de piste dans Paris sur les traces des pèlerins du Moyen Age. Un événement coorganisé par l’hebdomadaire Pèlerin et le Forum104.
P1150801

Rens : 01 45 44 01 87 (Forum104) – itinera@club-internet.fr – www.pelerin.com (rubrique
« Pèlerinages ») et www.forum104.org (rubrique « Programme du Forum104 »)

Pré-programme:
Vendredi 31 mars 20 h – 22 h
Soirée « Marcher pour se reconstruire » : la réinsertion des jeunes en difficulté par la marche, avec l’association Seuil. Film, témoignages, échanges, en présence notamment de Bernard Ollivier, écrivain, fondateur de Seuil.

Samedi 1 er avril
10 h 30 – 12 h 30 1 e table ronde – « Le chemin qui guérit. » Avec, notamment : Bernard Ollivier (auteur de
Longue marche, fondateur de Seuil), Claire Colette (auteur de Compostelle. La saveur du chemin, fondatrice de l’association belge En marche !), Nicolas de Rauglaudre (auteur de Journal d’un unijambiste sur le chemin de Compostelle) et les « Marcheurs de l’espérance» (Secours catholique). Table ronde animée par Gilles Donada, auteur du Blog des marcheurs.
12 h 30 – 14 h Pique-nique tiré du sac.
14 h 30 – 19 h 2 e table ronde – « On ne revient pas comme on est parti. » Cinq pèlerins racontent leur retour à la vie « normale ». Table ronde animée par Catherine Lalanne, journaliste à Pèlerin.
Pilgrim Speed Dating : l’actualité des chemins de pèlerinage en 30 projets… et 30 minutes.
Remise du Prix Pèlerin du témoignage (mention « En chemin ») à Bernard Ollivier et Bénédicte Flatet pour Longue marche, suite et fin.
Visite des stands et dédicaces de livres autour d’un verre de l’amitié.
19 h 15 – 22 h World Café à l’Auberge du Chemin : échanges autour d’un repas ludique et festif.

Dimanche 2 avril
10 h 30 – 12 h 45 Messe du Pèlerin célébrée par le P. Dominique Lang, chapelain du Forum104, journaliste à Pèlerin.
Apéritif et visite de l’exposition « Marcher pour s’en sortir » : la réinsertion des jeunes en
difficulté par la marche, avec Seuil.
12 h 45 – 14 h Pique-nique tiré du sac.
14 h 30 – 17 h 30 Jeu de piste dans Paris de 7 à 77 ans sur les traces des pèlerins du Moyen Age : une balade culturelle, festive et familiale accompagnée par Béatrice Hignard, guide conférencière.

Organisation : l’hebdomadaire Pèlerin et le Forum104, en partenariat avec la communauté chrétienne de la chapelle Notre-Dame- des-Anges au Forum104, le forum belge « En marche », Compostelle 2000 et le site web Ephatta
Rens. : 01 45 44 01 87 (Forum104) – itinera@club-internet.fr – www.forum104.org (rubrique « Programme du Forum104 ») et www.pelerin.com (rubrique « Pèlerinages »)

(Programme indiqué sous réserve de modifications ultérieures.)

Thérapie « in vivo », Mike Heady

Thérapie « in vivo », Mike Heady

Cousine germaine de la thérapie en marchant, la thérapie dite « In vivo », avec Micheal Heady (USA, Maryland)

Michael Heady

Cette forme de thérapie, essentiellement centrée sur le traitement des angoisses, anxiétés, phobies, consiste à « aller avec » son client dans les environnements ou au contact de ce qui lui pose problème, où il va donc s’y exposer. Et de s’y engager avec lui. « In vivo ».

Lors de mes discussions avec Michael Heady (j’aime beaucoup l’un de ses pseudos, que je trouve très engagé : « anxietymike »), exerçant aux Etats-Unis, je suis frappé par cette forme que je pourrais presque qualifier de cousine germaine d’une thérapie en marchant.

Mike évoque avec ses clients de regarder ensemble « ce qui rend votre vie plus petite », ces résistances qui, renforcées, font vivre et se développer l’angoisse.

Même si la focalisation reste sur le traitement de l’angoisse et l’exposition accompagnée du client à ce qui le rend anxieux, le thérapeute se place bel et bien à côté de son client, et va évoluer physiquement avec lui dans la situation, dans l’environnement. Ce peut être un ascenseur, une foule, un produit, un contact à une chose, la conduite automobile, une personne, parvenir à sortir de chez soi, etc.

Les séances sont préparées en commun, le niveau de surprise et de découverte y est minimum, les représentations de ce qu’est cet environnement pour le client et pour Mike sont discutées dans le détail en amont.

Le rythme du travail y est plus intensif (parfois quotidien dans certaines situations…comme pour la marche itinérante…), axé sur un trépied du cadre : durée de la séance, fréquence des séances, intensité de l’exposition à l’angoisse.

Le thérapeute, avec qui selon Mike l’alliance est rendue plus forte grâce au côté plus informel et partagé des séances, représente la sécurité (et gère cette fine balance entre sécurité et efficacité thérapeutique quand il s’agit que son client s’expose…). Puis, peu à peu, Mike diminue sa présence jusqu’à rendre son client autonome.

« Tu Camino », thérapie en marchant

« Tu Camino », thérapie en marchant

J’ai le plaisir de retranscrire ici le récit que m’a proposé mon amie Tonia Op de beeck, partie comme moi un jour en chemin et devenue aujourd’hui comme moi une spécialiste de la « thérapie en marchant ».
Bonne lecture!

(texte traduit de l’anglais par Philippe Castan, crédit photographies Tonia Op de beeck)Tonia Op de beeck

« Je suis heureuse de partager avec vous une version courte de ma propre histoire :
la marche à pied était quelque chose que je pratiquais de temps en temps, lorsque j’étais enfant avec mes parents et ma sœur, dans les Ardennes ou au bord de la mer du nord. Plus tard avec mon mari, pendant nos voyages. Mais ce n’était pas si important dans ma vie.

Jusqu’à ce que j’aie senti un  « appel » en 2005, à prendre la route. Au travers de la lecture du livre « Tracks », qui raconte l’histoire du voyage à pieds que Robyn Davidson fait avec trois chameaux en Australie. Robyn « transforme » pendant sa marche ce qui était difficile dans sa vie, elle quitte le désert libérée, sans bagage émotionnel et sans pensée négative. C’est ce que je voulais aussi!
Je ne me suis pas vraiment vu marcher dans le désert avec des chameaux !.. Mais je savais au fond de moi que je voulais « sortir » et marcher. Le «  Camino de Santiago » m’est alors apparu. Comment c’est arrivé, je ne m’en souviens pas vraiment, mais tout ce que je peux dire, c’est que c’est devenu irrésistible.

En 2005 je suis donc partie pour la première fois. Avec l’idée que j’étais une personne faible. Je considérais que mon organisme était faible, parce que je ne pouvais pas avoir d’enfant et que j’étais fréquemment malade. Je trouvais mon esprit faible parce que je n’avais pas trouvé avant la simple idée d’être debout sur mes deux pieds. Je considérais aussi que j’avais un niveau émotionnel faible, parce que j’étais très ouverte à autrui et qu’il me semblait que j’absorbais plutôt les sentiments des autres.
Pourtant durant mon chemin de Saint Jean-Pied de Port jusqu’à Santiago, les gens que je rencontrai et les autres pèlerins m’appelèrent « chica la fuerte » (= la fille forte)…

La marche elle-même, mais aussi les conversations avec mes pairs marcheurs m’ont fait me rendre compte que je n’étais pas que faible. Et je me suis mis en contact avec ma propre force physique, mentale et émotionnelle. De plus, je me suis étonnée chaque jour de la puissance des gens autour de moi. J’ai entendu beaucoup d’histoires de souffrances que plusieurs personnes ont dû supporter. Pourtant ils étaient là, sous le soleil de plomb avec un lourd fardeau sur leurs épaules et un grand sourire sur leur visage.
Je suis rentrée chez moi avec un sac à dos rempli de confiance en ma propre force et aussi de la crainte de la force extraordinaire de n’importe quel être humain en général.

En 2009 je suis repartie! Cette fois depuis ma maison d’Anvers, et avec un but clair : aller à la découverte de ce que je voulais faire du reste de ma vie professionnelle. Mon épuisement m’avait fait me rendre compte que je n’étais plus sur la bonne voie.
Cette marche de 2,600 km fut une route pleine de cadeaux. La première chose que j’ai trouvée à nouveau était ma force – entre les deux voyages je l’avais perdue à nouveau. La deuxième chose que j’ai trouvée était des coeurs. Je les voyais partout : dans les feuilles, les pierres, les  nuages, dans des graffiti, mais particulièrement dans les gens : j’ai en effet rencontré plusieurs anges sur le chemin! Des anges comme Anneke et Rinze, un couple qui avait aussi marché sur une partie du Camino. Ils m’ont fait tellement rire avec leurs plaisanteries. Ils ont touché mon coeur avec l’histoire de leur vie. Ils se sont vraiment souciés de moi, ont affectueusement préparé pour moi des sandwichs avec des œufs dans leur caravane. Ils m’ont aménagé un endroit pour dormir quand ça n’allait pas. Ils m’ont montré un merveilleux exemple de simplicité pure et belle.

Bernard et Philippe furent deux autres anges, avec qui j’ai marché en France pendant une quinzaine de jours. Ils m’ont donné le cadeau de la véritable amitié. Bernard avait l’âge de mes parents, mais nous avons plutôt cheminé comme un frère et une soeur qui échangeraient des farces et des plaisanteries. Philippe était l’homme avec qui je pouvais avoir des conversations ouvertes et profondes en marchant. Il m’a fait prendre conscience que pendant ce cheminement deux aspects de ma personnalité semblaient à l’oeuvre. Le premier que nous appelâmes « la jeune fille » : une fille jeune, aventureuse qui aime aller nu-pieds en courant dans l’herbe, montant aux arbres et faisant des farces. Elle regarde toujours de façon positive autour d’elle et l’on regrette de ne pas entendre son rire quand elle n’est pas là.
Le deuxième appelé « la femme sérieuse » : c’est une femme donc sérieuse, concentrée et toujours occupée, qui veut apprendre, qui veut faire le bien et s’occuper des d’autres.
Grâce à nos conversations j’ai commencé à comprendre que « la femme sérieuse » était trop souvent aux commandes…Dans ma vie professionnelle, elle réprimait « la jeune fille » et me conduisait tout droit vers l’épuisement. J’ai peu à peu accepté d’avoir les deux ensemble dans ma vie…et je les ai mis dans mon sac à dos !
Rechargée en énergie par les beaux chemins et le soin que j’avais reçu en Belgique et en France, j’ai ensuite marché en Espagne. Et là j’ai trouvé mon vrai métier! J’ai demandé à plusieurs pèlerins ce qu’ils ont croyaient être mon job et j’ai obtenu presque la même réponse à chaque fois : tu es coach! Tous ces retours d’information et les coeurs que j’avais vus partout ont alors fusionné et soudain  cela a signifié quelque chose pour moi : « coach du cœur »! C’est ce que je veux devenir! Je veux aider les gens à retourner à leur cœur !

J’avais quitté Anvers sans un travail et sans un avenir professionnel et je suis rentrée à la maison en voie d’être thérapeute. Mes pairs marcheurs m’ont donné ce cadeau.

Comme Angela, qui est venue sur le Camino avec un coeur brisé.
Nous avons cheminé ensemble dix jours. Elle a initialement vu des coeurs brisés, puis elle a commencé à remarquer et voir des coeurs « pleins », après quelques jours. Grâce à la marche certainement, mais aussi grâce à nos conversations et aux exercices que je lui proposais intuitivement, elle a débuté sa guérison.
Comme Jens qui après m’avoir confié un secret qu’il n’avait jamais partagé avec personne, s’était comme  « allumé ».
Comme Pavel qui ne pouvait plus rien ressentir après qu’il ait sauvé in extremis un ami qui tentait de se pendre : j’ai vu que son cœur s’ouvrait sur le chemin et j’eus le privilège d’assister à son cri, lorsqu’il permit à ses larmes de couler de nouveau.

La marche à pied met en liberté quelque chose. Les émotions, des pensées et des désirs émergent. Et la marche à pied accompagnée approfondit ce processus : il y a quelque chose dans la façon dont nous nous déplaçons et dans la marche à pied côte à côte qui rend plus facile aux hommes de montrer qui ils sont vraiment. Avec leur co-marcheur ils « mettent la voile » pour un voyage vers la profondeur de leur âme.

Je suis rentrée chez moi avec la conscience que certes j’avais pu aider  les autres sur ce voyage, mais que j’avais encore un long chemin avant que je ne sois prête à le faire de façon professionnelle.
Une de mes premières décisions fut de m’inscrire dans une formation de coach. Cette formation, pilotée par Jef Clément, m’a inspirée sur de nombreux plans. En même temps j’ai continué à marcher chaque fois que possible. Et j’ai repris un travail dans les ressources humaines, mon métier d’origine. Celui-là était un travail très proche des salariés, où j’ai pu utiliser mes compétences acquises en formation.
J’ai aussi commencé à utiliser ma formation à l’extérieur du travail, en individuel, et c’est là que j’ai estimé que je devais approfondir mes compétences : les personnes venaient me voir avec des questions liées à des traumas, des angoisses, des deuils…
J’ai donc commencé une formation de quatre ans pour devenir psychothérapeute.

Durant la troisième année de formation, nous avons commencé à suivre des stages en milieu professionnel. Le mien se concentrait sur le soin aux personnes âgées. Un de mes clients était un homme atteint du syndrome de Korsakoff. C’est un trouble neurologique lié à l’alcoolisme et/ou la malnutrition sévères. Il avait vécu dans la rue une grande partie de sa vie et avait ingéré d’énormes quantités d’alcool et de drogue, vivant la majeure partie de sa vie dans un brouillard.
Sevré il y a quatre ans, il vivait encore dans un brouillard à cause d’une forme de démence. Il luttait en permanence avec l’une des grandes questions existentielles : qui suis- je ? Il était déprimé et très agité quand j’ai commencé à marcher avec lui. Le centre où il est hébergé est situé près d’un parc. Une des premières étapes fut d’y aller marcher ensemble. La formation que je suivais intègre des écoles différentes de psychothérapie et nous avons appris beaucoup de techniques différentes. Dans mes marches avec ce client j’ai utilisé des exercices bioénergétiques, de la visualisation et de la gestalt-thérapie.
La marche ensemble lui a « donné la paix intérieure », selon ce qu’il m’a dit. Ensemble nous avons commencé à réassembler les différentes pièces de l’énigme de sa vie et de son identité.S411

Pour ma dernière année de formation j’ai décidé d’écrire ma thèse sur la puissance thérapeutique de la marche à pied – au moment où j’écris ces lignes, c’est un travail en cours. J’ai aussi commencé ma propre pratique en tant que psychothérapeute en cabinet, en plus de mon travail en ressources humaines.
J’utilise souvent la marche à pied avec mes clients maintenant. Pour le moment ce sont plutôt des promenades courtes, entre une heure et une journée. Je suis impatiente de commencer des marches accompagnées plus longues, à partir de cet été.
A chaque séance, je suis stupéfiée de la façon dont agit la combinaison de la marche et de la nature pour mes clients, mais aussi pour moi en tant que thérapeute. Comme nous sommes tellement bien ancrés au sol, il semble tellement plus facile de se concentrer sur les fonctionnements du client, et ces fonctionnements semblent se mettre en mouvement beaucoup plus facilement en marchant.
De plus, en nous déplaçant, les parties oubliées ou cachées semblent faire surface tellement plus facilement. La nature et la marche créent ensemble de belles métaphores, qui pointent vers des manières d’être, des sentiments, des buts et la vie elle-même. Plusieurs clients l’ont déjà éprouvé. Cela a changé leur vie pour toujours. »

Irvin Yalom, la thérapie du bonheur

Irvin Yalom, la thérapie du bonheur

Sortie en mai 2015 du film de Sabine Gisiger : « Irvin Yalom : la thérapie du bonheur »
(titre original : « Yalom’s Cure »)

C’est avec une certaine émotion que j’ai vu apparaître cette bande-annonce.
Je me suis senti très heureux qu’enfin un film « académique », grand public, soit consacré à ce thérapeute exceptionnel. Celui qui a eu pour mission de redévelopper et de faire vivre au grand jour une forme de thérapie dite « existentielle », engagée, consacrée à vous faire travailler sur les grandes données existentielles qui nous animent : liberté, responsabilité, limites, solitude, finitude, sens, etc.

Je vous ai souvent parlé de lui, en tant qu' »influenceur » et inspirateur de ma pratique, ainsi qu’en tant qu’écrivain, romancier et pédagogue, dans plusieurs articles de ce site.

J’ai hâte de voir ce film sur grand écran, j’espère qu’il vous donnera l’envie de découvrir ou de redécouvrir Irvin Yalom.

Marcher en forêt – Shinrin Yoku, ou Sanlimyok : le « bain de forêt »

Marcher en forêt – Shinrin Yoku, ou Sanlimyok : le « bain de forêt »

L’expérience de marcher en forêt, en sous-bois, de façon régulière, a un nom au Japon : « Shinrin Yoku », et en Corée : « Sanlimyok ». Littéralement : « le bain de forêt ».

Il s’agit d’une expérience « climatique »: au sein d’un environnement protégé, la libération des composés volatils végétaux et leur inhalation dans un mouvement respiratoire « non forcé », tel que réalisé pendant la marche, pourrait être assimilé à une forme d’aromathérapie.

marcher accompagné en sous-bois
marcher accompagné en sous-bois

Certains travaux de recherche concluent qu’une pratique régulière de 2H stimule l’immunité en augmentant le nombre de globules blancs dans le sang, mesure réalisée par comparaison avec des groupes témoins de personnes marchant le même temps en milieu urbain.

Y adjoindre un travail méditatif, un accompagnement dialogal, qui permette la meilleure prise de conscience possible de ce qui se vit pour la personne devrait lui permettre d’atteindre un meilleur état de bien-être. Je peux recommander à ce titre les premières étapes du chemin de Vézelay, au creux de forêts de chênes centenaires…

(source : Ca m’intéresse, numéro de décembre 2013, dossier « quand le corps soigne l’esprit ».)