La Marche, la vie. Solitaire ou solidaire, ce geste fondateur de André Rauch
Promenades, randonnées, exodes, pèlerinages, manifs, errances : quel lien mystérieux unit les hommes, seuls ou en groupe, à ce geste qui leur est propre ? Selon quels rites, quels rythmes ? Sans soutien ni béquille, la marche véhicule un sentiment de liberté. Ou du moins d’indépendance. Dégagé de toute contrainte, le marcheur solitaire refuse l’itinéraire qu’il n’aurait pas choisi.
Vagabonder en silence reste le seul privilège de cet animal singulier qui a l’orgueil de se tenir debout. Les gourmandises de l’éphémère inspirent la marche buissonnière. Au-delà de la simple balade dominicale, le rapport à la nature crée l’aventure intérieure qui se partage. Aujourd’hui, les nouveaux pèlerins ne se dirigent plus nécessairement vers Saint-Jacques-de-Compostelle pour communier. Confrontés aux éléments, les voilà donc adeptes d’une autre spiritualité. A mi-chemin entre la thérapie de groupe et l’exploit sportif, les individus se rapprochent à la force du mollet. Comme autrefois l’Alsace entière talonnait ses sportifs enragés sur la route du Paris-Strasbourg, l’expédition ou la randonnée pédestre ravivent le sentiment communautaire. Mais la performance tient aussi à la manifestation d’une révolte. Cette marche-là porte tout le poids des masses mobilisées : elle intervient lorsque le temps de la parole est révolu. Mao, Gandhi, Martin Luther King… tous ces conquérants de la mémoire l’ont bien compris. Et si entre résistance et soumission, solitude et société, la marche dessinait simplement le geste sur lequel se fonde notre mémoire ?
Il propose au lecteur un nouvel éclairage sur le comportement humain, dans sa réalité factuelle comme dans ses potentialités virtuelles. L’auteur a la conviction que l’homme pourrait mener une existence plus dense, plus riche, plus complète. Et qu’il n’a découvert qu’une infime portion de toute l’énergie et l’enthousiasme qu’il possède en lui. Il s’agit bien là d’une approche optimiste, recherchant le potentiel latent, les forces sous-jacentes de la personne, et non ses faiblesses et ses manques. Fritz Perls présente ici les derniers développements de sa théorie et les applique à la gestion des problèmes de la vie quotidienne et aux techniques de la psychothérapie. La traduction de Jean-Pierre Denis, à la fois traducteur professionnel et praticien de la Gestalt-thérapie, permet une lecture agréable, adaptée à notre culture francophone, tout en restant fidèle à l’esprit de l’auteur.
En 1951 paraissait « Gestalt Therapy, Excitation and Growth in the Human Personnality » sous le plume de trois auteurs.Ce texte fondateur devait poser les bases de la « révolution » introduite par cette approche dans le champ de la psychothérapie. Les intuitions avancées dans ce livre précurseur ne cessent de trouver leur confirmation dans les développements les plus récents de la psychothérapie comme de la philosophie contemporaine.
La marche est une métaphore de la vie. Rien ne semble plus simple, et rien n’est plus complexe. Marcher m’est un besoin et un bonheur. Je veux, dans ce livre, étudier une fonction essentielle de l’être humain, qui n’a guère été examinée jusqu’ici : la marche… Ce mouvement que maints beaux esprits méprisent ; que l’Homo sapiens a hérité de ses ancêtres mammifères, reptiles et amphibiens ; que nos aïeux simiesques ont exalté en le faisant passer de quatre à deux pieds, et que nous avons sublimé en danse classique ou en rock n’roll ; dont nous avons fait le sujet de dialogues de bistrot et de recherches savantes ; qui nous a donné le défilé de mannequins et le match de football ; et que nous avons parfois porté au sommet de la perfection artistique, littéraire ou philosophique.
Piètre photographe, il a décidé de refaire le chemin – à bord de divers véhicules, cette fois – en compagnie d’un illustrateur adepte comme lui de la marche : François Dermaut, reconnu aujourd’hui comme l’un des meilleurs aquarellistes de son époque. Et nous suivons nos deux compères le long de la même piste, au plaisir de rencontres plus ou moins attendues (encore que ce voyage-là non plus n’ait pas été sans surprises), retrouvant avec eux, mais avec un tout autre regard, les âpres montagnes d’Anatolie, les ruelles du vieux Tabriz, les coupoles de Samarcande, les cavaliers – et les cavalières – du Ferghana, les crêtes du Pamir, les bazars déjà chinois de Kashgar… mais évitant cette fois les terribles vents du Gobi qui rendent fou…
Le livre qu’il en rapporte (en trois épisodes: Longue marche, Vers Samarcande, Le Vent des steppes), accueilli par une critique médusée, n’est en rien l’évocation d’un exploit simplement le récit émerveillé d’un voyageur qui va de rencontre en rencontre, ne cesse de se demander pourquoi il marche… et constate que son projet lui est aussi mystérieux que le monde.
Mais bien aussi et peut-être surtout parce que l’Espagne chrétienne a fait de l’Apôtre Jacques le porte-drapeau de la contre-offensive, la Reconquista, qu’elle a menée pendant plus de six siècles contre la présence maure dans la péninsule. A la fin du XXe siècle, c’est de Compostelle que le pape Jean-Paul Il exhorte les Européens à construire leur continent en remontant aux sources de leur identité commune. Peu après, le Conseil de l’Europe déclare solennellement les Chemins de Compostelle « premier itinéraire culturel européen ». L’heure est à la reconnaissance des valeurs considérées comme fondatrices de l’Europe: la dignité absolue de toute personne, le respect de sa vocation à la liberté, l’ouverture à l’autre et à sa différence. Alors que le dialogue entre le monde occidental et le monde musulman s’avère plus urgent que jamais, les Chemins de Compostelle devraient devenir le ferment de la réconciliation entre les ennemis millénaires.
Le coaching, qui vise à développer les compétences des individus et des équipes, fait figure, de plus en plus, de » must » dans les entreprises. Un succès qui ne va pas sans susciter des interrogations, des réserves, voire une certaine suspicion. D’où l’intérêt de ce petit livre, qui va droit au concret. Qu’en est-il des pratiques actuelles en entreprise ? Comment sont-elles appréciées ? Qui sont les coachs, quels outils, techniques, méthodes utilisent-ils ? Quelle est leur déontologie ? Comment préparer un coaching, puis l’évaluer ? Comment se forme-t-on au coaching ? Dans cette 2e édition qui prend en compte les évolutions du marché du coaching, lié notamment à son internationalisation soutenue, deux connaisseurs du domaine nous apportent tous les repères nécessaires
D’abord conçu pour accompagner les personnes touchées par le deuil, ce livre s’est vite révélé une aide remarquable pour toute situation de perte séparation, divorce, perte d’emploi… Il aide chacun d’entre nous à trouver dans l’épreuve qu’il traverse les ressources d’une croissance humaine.