Sur les traces des grands marcheurs de tous les temps de Viaux Henri et Jean Malaurie
PARCOURIR le monde… à pied ! Si loin que l’on remonte dans l’histoire, on rencontre des marcheurs sur tous les chemins du monde. Des hommes, des femmes qui un jour se sont mis en route.
De ces marcheurs ayant laissé des traces, l’auteur a retenu un petit nombre ; certains humbles et presque obscurs, d’autres devenus célèbres. Quoi de commun entre des personnalités aussi dissemblables que Abraham, Montaigne, Livingstone, Alexandra David-Néel ou Denecourt, sinon la même passion ? Ce n’est pas l’exploit sportif qui les caractérise mais plutôt une quête intérieure. Ils ont à la recherche d’un dépassement de soi, animés par un appel spirituel, par la soif de connaissances, par l’envie de découvrir l’inconnu, de comprendre d’autres cultures… Ils ont le goût du risque, de l’effort physique, du service à autrui… Marcher est avant tout un ébat d’esprit. L’auteur vous invite à mettre vos pas dans ceux de ces marcheurs exceptionnels ! Cet ouvrage est une invitation au voyage, il est là pour éveiller la curiosité, faire rêver et – pourquoi pas – susciter des vocations !
» Pouvoir regarder le soleil se lever ou se coucher chaque jour, afin de nous relier à un phénomène universel, préserverait notre santé pour toujours. » Auteur de La Désobéissance civile, Henry David Thoreau prolonge sa pensée séditieuse dans La Vie sans principe (1863). Prenant l’exemple de sa propre vie, il montre que les besoins matériels et les contingences quotidiennes sont dérisoires et qu’ils constituent une entrave à l’épanouissement de l’esprit. En exaltant l’individualisme et une certaine forme d’oisiveté dans la communion avec la nature, Thoreau nous invite à explorer les » provinces de l’imagination « .
Henry David Thoreau (1812-1862) voulait » vivre profondément et sucer toute la moelle de la vie « . Sa vie et son œuvre sont une école de philosophie et de spiritualité. L’auteur de Walden a pratiqué la » désobéissance civile « , la » pauvreté volontaire » puis, en se retirant du monde, l’immersion dans la nature pour trouver la voie de la liberté. Ses livres les plus fameux comme ses Journaux recèlent de merveilleuses formules et réflexions, élaborées la plupart du temps dans te silence plein de ses longues marches en forêt, qui portent en elles la quintessence de sa pensée et de sa sensibilité. Un choix original, comportant de très nombreux extraits inédits.
Inspiré par Ralph Waldo Emerson et son livre, Nature, Henry David Thoreau (1817-19o6) quitte à vingt-huit ans sa ville natale pour aller vivre seul dans une forêt, près du lac Walden. Installé dans une cabane de 1845 à 1847, il ne marche pas moins de quatre heures par jour… Pour l’auteur de La Désobéissance civile, farouchement épris de liberté, c’est bien dans la vie sauvage – sans contrainte – que réside la philosophie. Par cet éloge de la marche, exercice salutaire et libérateur, Thoreau fait l’apologie de la valeur suprême de l’individu. Conférence donnée en 1851, De la Marche constitue un bréviaire indispensable de l’éveil à soi par la communion avec la nature.
Qui prend encore le temps, aujourd’hui de grimper à un arbre, en pleine ville ? D’observer les oiseaux, ou de jouer dans les flaques d’eau après la pluie ? D’aller jusqu’à la mer pour lui rendre un coquillage dont on ne sait comment il est arrivé chez soi ? L’homme qui marche, que l’on apprend à connaître à travers ses balades, souvent muettes et solitaires, rencontre parfois un autre promeneur avec qui il partage, en silence, le bonheur de déambuler au hasard.
Le rythme de la marche a été ressenti par des philosophes et des écrivains comme propice à la réflexion, voire à la création. S’appuyant sur des citations et des anecdotes, Rebecca Solnit montre à quel point on saisit le monde à travers le corps et le corps à travers le monde. Mais ce « livre parcours » comprend aussi un véritable réquisitoire contre tout ce qui, aujourd’hui, empêche l’exercice de la marche. La rue est un espace démocratique par excellence, et la libre circulation du promeneur en ville et à la campagne une revendication plus nécessaire que jamais… A notre époque, l’art de la marche devient une pratique fondamentale et subversive dans les pays occidentaux.
Mystérieuses, elles surviennent sans que l’on sache vraiment ni pourquoi ni comment. Déterminantes, elles influencent tous nos comportements.
» Qu’est-ce qui guérit, qu’est-ce qui fait changer ? C’est la nature, disaient les anciens, c’est la force de la vie. Alors la seule question est : comment piéger la vie, comment la faire venir ? » Après La Fin de la plainte, qui proposait d’écarter l’inflation de pleurs sur soi, et Il suffit d’un geste, qui rappelait que changer est d’abord affaire d’attitude corporelle, François Roustang prolonge et approfondit sa réflexion sur les conditions du changement intérieur. Il propose rien moins qu’un véritable parcours : accepter sa souffrance, être dans l’action, cesser de réfléchir sans cesse à soi et à son » problème « , sortir de soi et ne pas chercher l’efficacité, la guérison à tout prix, mais se mettre en position de les trouver. Un cheminement intérieur vers le mieux-être.
«Chaque fois que Ton m’a posé la question : « Pourquoi êtes-vous allé à Santiago ? », j’ai été bien en peine de répondre. Comment expliquer à ceux qui ne l’ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s’y engager ? On est parti, voilà tout.»